Aube Nouvelle du 16 Janvier 2009
Du 17 janvier au 12 février 2009 se déroulera dans les régions de Savalou- Dassa-Savè et Kétou, avec la participation de certains pays de la Cedeao, un exercice interarmées dénommé « Kassowokpo Dassa 2009 » conjointement organisé par la Belgique et le Bénin. En prélude à cet exercice militaire, le comité de pilotage que préside le Colonel Moumouni Zankaro, directeur de la coopération militaire, a donné une conférence de presse, hier, à l’état-major général, pour révéler l’architecture de l’opération.
Par : Matini MARCOS
Le comité de pilotage de l’exercice interarmées dénommé « Kassowokpo Dassa 2009 » (Entraide et union pour les idéaux de paix et de sécurité en langue nago) était hier face de la presse. Selon les explications du président du comité, le Colonel Moumouni Zankaro, « Kassowokpo Dassa 2009 » est un exercice binational organisé par les Etats majors généraux du Bénin et de la Belgique.
Cet exercice militaire qui va se dérouler du 17 janvier au 12 février 2009, dans les régions de Savalou-Dassa-Savè et Kétou s’inscrit dans le cadre des manœuvres militaires instituées par les Etats majors généraux du Bénin et de la Belgique tous les deux ans. Cet exercice est essentiellement destiné à l’entrainement de la force en attente de la Cedeao et vise à favoriser la coopération militaire et évaluer la capacité des Forces à travailler ensemble dans le respect mutuel et dans le cadre d’une opération de lutte contre l’insécurité et la gestion de crise de basse intensité. A en croire, le comité de pilotage, le Bénin et la Belgique engagent chacun un bataillon.
Quant au Niger, le Nigéria, le Togo et le Ghana, ils engagent chacun, un détachement de la valeur d’une section. Ces pays de la sous-région font partie du même bataillon Cedeao en attente. Le déroulement de l’exercice se présente en plusieurs phases caractérisées par trois semaines d’instruction au cours desquelles les unités effectueront un apprentissage aux savoir faire tactiques et techniques des opérations de soutien à la paix (PSO) du niveau groupe, section, compagnie ; les sauts de brevet pour les élèves officiers de l’Ecole nationale des officiers de Toffo (ENO), la formation commando pour les officiers en application infanterie TAP (Transport aéroporté). Et une semaine de restitution et autres activités tels que le FTX (Foot training exercice) , le CISM(Conseil international du Sport militaire ) et la cérémonie finale du 12 février 2009. En marge de Dassa, il sera exécuté le 27 janvier, à Cotonou, une formation dénommée « 3 D » visant à sécuriser les eaux territoriales, la façade maritime et les infrastructures portuaires du Bénin. Cette opération sera une simulation pour tester la capacité des différentes Forces (militaires, gendarmes et policiers) à faire face, dans une cohésion d’actions, au grand banditisme (Allusion faite aux deux braquages sanglants du marché Dantokpa), et le 30 janvier à Ouassa, l’exercice des sauts. Beaucoup d’autres manœuvres sont programmées.
Assistance médicale aux populations
En marge des manœuvres militaires, une assistance médicale gratuite (AMG) sera faite dans les zones de manœuvre au profit des populations, sous la coordination du Professeur-Colonel Nafiou Lawani, irecteur du staff de l’hôpital d’instruction des armées. Déjà, 30 millions de Fcfa de médicaments sont mobilisés pour être utilisés pour les soins gratuits à donner aux populations des zones de manœuvre. Le Ministère de la santé publique, sollicité, apportera certainement sa contribution. Dans le cadre de cette assistance médicale, les dispositions sont prises pour soigner sur le terrain les soldats qui seront éventuellement blessés au cours de l’exercice, et évacuer sur l’hôpital d’instruction des armées les cas les plus graves, selon le Professeur-Colonel Nafiou Lawani. Par ailleurs, il convient de noter que le bataillon béninois est commandé par le Colonel Fructueux Gbaguidi et le directeur de l’exercice, le Colonel Moumouni Zankaro. Au total, cet exercice militaire, en plus du fait qu’il renforce les liens d’amitié entre la Belgique et le Bénin, donne l’opportunité aux éléments de l’armée béninoise de tester leur capacité opérationnelle.