Un bus de transport en commun et un gros porteur sont entrés dimanche matin en collision sur la route inter Etats N°2 à Hêdoli dans l’arrondissement de Paouignan (commune de Dassa) faisant sept morts et une vingtaine de blessés graves.
Par : Francis-Hervé SANOUSSI
C’est un dépassement défectueux et mal assuré qui serait la cause de ce drame. Selon les témoins de l’accident, le bus appartenant à la compagnie Inter City Lines semblait rouler à vive allure et ne pouvait donc éviter le choc frontal avec le gros porteur venant en face. La violence du choc a détruit et littéralement écrasé les cabines des conducteurs des deux véhicules qui sont morts sur le champ. Avec eux, cinq autres personnes parmi lesquelles des passagers du bus. Selon le directeur départemental de la Santé du Zou/Collines qui a, en personne, coordonné les évacuations des blessés, ce sont six corps qui ont été extraits des carcasses des deux véhicules. Le septième décès a plutôt été constaté à l’hôpital de zone de Dassa où plusieurs blessés ont été convoyés. En tout, apprend-t-on de source proche des autorités sanitaires, une vingtaine de blessés ont été enregistrés dont onze évacués sur l’hôpital de zone de Dassa et neuf sur le Centre national hospitalier universitaire Hubert Maga. Leurs pronostics vitaux ne seraient pas engagés, a laissé entendre le docteur Edmond Sossa Gbédo. Arrivés tour à tour sur les lieux de ce drame, le ministre de la Santé, le Professeur Issifou Takpara et le préfet des départements du Zou et des Collines ont stigmatisé l’excès de vitesse et l’imprudence des conducteurs. Le préfet Armand Maurice Nouatin a une nouvelle fois saisi l’occasion pour inviter et- exhorter les usagers de la route à observer les règles élémentaires du code de la route. Le conducteur du bus serait, apprend-t-on, en train d’effectuer l’une de ses toutes premières sorties au volant de ce bus. Une information qui, si elle s’avérait, certifierait la thèse selon laquelle son inexpérience a pesé dans la survenue de ce drame.