Le Groupe C livre ce jour, son verdict. Les Pharaons déjà qualifiés accueillent des Ecureuils en confiance. Les Béninois espèrent réaliser l’exploit d’une victoire historique sur l’Egypte et voir les Mozambicains battre les Nigérians. Un scénario à la Sherlock Holmes. Malheureusement, aux dernières nouvelles, le dispositif tactique choisi par Michel Dussuyer ne saurait permettre à ce rêve de prendre corps. Le technicien français n’a pas su dépasser ses stéréotypes.
Par : Sosthène SEFLIMI
Techniquement et tactiquement, cette Egypte-là est un monstre. Mais puisque les Pharaons sont déjà qualifiés pour les ¼ de finale, le staff technique est obligé de mettre les titulaires au repos, pour les avoir plus frais lors des matches décisifs du second tour. C’est une règle à ce niveau de la compétition. Cependant, les ‘’seconds couteaux’’ qui seront alignés, ce jour, ne sont pas pour autant des estropiés. S’ils ont tous composté leur ticket pour faire partir de la liste des 23 concoctée par le très rigoureux Hassan Shehata, c’est qu’ils sont compétents. Il est même à craindre que ceux-ci, pour gagner des galons de titulaires, ne soient encore plus motivés que ceux qu’ils remplacent le temps d’un match. Ce n’est certainement pas alors à une sélection égyptienne quelconque et non motivée qu’aura à faire Michel Dussuyer et ses joueurs. Les statistiques disent que jamais le Bénin n’a battu l’Egypte en match officiel et, la dernière confrontation entre les deux sélections est un match amical qui remonte au 19 novembre 2008. Cette explication s’est soldée d’ailleurs par une large victoire des Pharaons sur les Ecureuils par le score de 5 buts à 1. La mathématique des cauris n’est certainement pas favorable aux Ecureuils. Et pourtant, une victoire du Bénin face à l’Egypte, ce jour, est du domaine du possible. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme du football.
Les options suicidaire de Michel Dussuyer
La sélection béninoise qui a livré un grand match contre le Nigeria est en confiance et croit mieux qu’hier, en ses potentialités. Si le groupe a déjà évolué sans Stéphane Sessegnon, lors des éliminatoires de la présente Can, ce contexte-ci obligeait le sélectionneur national à revoir de fond en comble son système de jeu. Les Ecureuils ont pris l’habitude d’évoluer dans un 4-5-1 avec seul Razack Omotoyossi en pointe. Le potentiel remplaçant de Stéphane Sessegnon du moins celui qui l’a déjà une fois remplacé dans le même registre est Pascal Angan. Seulement, en dehors de son manque d’expérience et de muscle, le milieu de terrain du Wac affiche généralement une vitesse d’exécution pratiquement nulle qui casse le rythme imprimé au jeu par ses coéquipiers. Malheureusement, Michel Dussuyer qui se débarrasse difficilement de ses clichés à déjà pris l’option de remettre l’expérience du match contre le Mali lors des éliminatoires, lorsque Sessegnon était suspendu. Par rapport au positionnement des joueurs sur le terrain, les Ecureuils présenteront ce jour, le même schéma que d’habitude, avec en moins l’accélérateur du jeu, Stéphane Sessegnon. En prenant cette malheureuse décision, le technicien français met à mal les espérances de tout un peuple.
L’équipe probable contre l’Egypte : Djidonou ; Boco-Chrysostome-Adénon-Singbo ; Koukou-Tchomogo-Angan-Ogunbiyi-Sék ; Omotoyossi