Les différents acteurs du Programme de sécurité alimentaire par l’intensification agricole (Psaia)se sont retrouvés mercredi, jeudi et vendredi à Bohicon pour réfléchir sur le bilan de leurs réalisations au 31 décembre 2009. Ils avaient aussi pour mission de baliser le terrain pour l’exercice 2010 qui, selon le coordonnateur national du Psaia, M. Elias Fortuné Dagba, sera une année de croisière par rapport à la visibilité du projet.
Par : Francis-Hervé SANOUSSI
L’unité de gestion du programme, les responsables à la production agricole des huit communes d’expérimentation, les agents polyvalents chargés de l’exécution des activités de terrain et les cinq Ongs responsables de la formation des organisations paysannes ont pris part à cette rencontre de trois jours. Il s’agissait, a indiqué M. Dagba, de faire une analyse critique des activités de 2009 ; une analyse critique dont la finalité est d’émettre des stratégies opérationnelles pour une meilleure collaboration et une plus grande visibilité des actions. Concrètement, il a été question d’élaborer le plan de travail détaillé 2010 pour chaque commune, partager les expériences à partir de la visite de terrain dans la commune de Lalo, tirer leçon des expériences du partenariat avec les Ongs et les Centres communaux de promotion agricole et mettre en place un système de suivi et d’évaluation des membres des organisations paysannes formés. ‘’Nous pourrons aussi mettre en place le volet crédit d’investissement. Car, pour aménager un bas fonds, il faut des ressources importantes. Il faut que le producteur agricole puisse accéder aux sources de financement’’, a-t-il, précisé. ‘’Pour ce qui est de 2009, tout ce que nous avons arrêté comme activité a été réalisé, a ajouté M. Dagba. Nous avons formé les producteurs et productrices sur le renforcement de leurs structures, c’est-à-dire, les organisations paysannes en vue de la durabilité des actions que nous menons avec eux. Il y a aussi l’étude de l’aménagement des bas fonds de même que celle des pistes qui vont relier ces différents bas fonds. Il faut faire des études pour que les aménagements puissent répondre aux caractéristiques de ces bas fonds et soient durables. Ces études sont en cours d’achèvement et les aménagements vont démarrer au cours de l’année 2010. Donc, nous avons à peu près, 1000 hectares de bas fonds à étudier et aménager’’. Evoquant 2010, il estime qu’elle sera, pour le Psaia, une année de croisière par rapport à la visibilité du projet, pour la responsabilisation plus accrue des acteurs locaux et la reproductivité des appuis par les bénéficiaires eux mêmes. Aussi, a-t-il mis l’accent sur les travaux d’aménagement des bas fonds et des pistes puis sur le volet crédits au sujet desquels les populations attendent beaucoup du Psaia. Ce projet, rappelle-t-on, qui a démarré ses activités en mai 2007, vise entre autres, l’amélioration de l’autosuffisance et la sécurité alimentaire des populations rurales pauvres du Bénin à travers la maîtrise de l’eau, l’accroissement du volume des productions végétales et animales puis leur transformation. On y travaille à faire appliquer des techniques simples d’intensification de la production agricole, c’est-à-dire, ‘’avoir un maximum de production sur un minimum de superficie et à un moindre coût’’. En ce qui concerne les activités de cultures vivrières, a fait remarquer le coordonnateur du programme, il y a le petit élevage de poulets, de lapin, d’aulacode, de poisson et autres. ‘’Le projet touche à toutes ces activités avec comme principale composante, la maîtrise de l’eau et l’aménagement des bas fonds pour pouvoir davantage produire du riz’’, a-t-il laissé entendre. Kandi, Péhunko, Djougou, Tchaourou, Glazoué, Lalo, Tori Bossito et Dangbo en sont les terrains d’expérimentation. Ces huit communes, rassure-t-on, sont représentatives des différentes zones agro écologiques du Bénin. L’objectif étant que les résultats qu’elles révèleront puissent être diffusés dans toutes les autres communes.