Flairant un vote de défiance pour sa destitution de la tête de la Cps/Lépi : Quenum prend la fuite en pleine plénière
La salle de plénière de la Commission Politique de Supervision de la Lépi a été dans l’après-midi d’hier le théâtre d’un véritable film d’action. Le Superviseur général flairant un vote de défiance qui devrait le démettre de la tête de la CPS-LEPI, a dû prendre la poudre d’escampette en pleine plénière. Ses collègues qu’il a laissés dans la salle l’ont attendu vainement tard dans la soirée d’hier.
Dans la matinée d’hier la Cps/Lépi a reçu pour la seconde fois la visite de la délégation Onusienne. C’est après cette activité que répondant à la convocation du Superviseur général, les membres de la Cps/Lépi se sont retrouvés dans leur salle de plénière. En raison des absences justifiées de certains membres comme la Secrétaire générale du Sap Céna, Léa Hounkpè, qui est officiellement en mission au Togo pour superviser l’élection présidentielle de ce jour dans ce pays, on dénombrait douze (12) présences sur les quinze (15) que compte l’institution. Le quorum étant réuni, la séance a pu démarrer aux environs de 16 heures. Au cours des travaux, onze (11) des douze (12) membres présents, excepté le Superviseur général, ont réuni leurs signatures en vue de provoquer un vote de défiance. Ayant flairé le coup qui se tramait contre lui, l’honorable Epiphane Quenum s’est retiré de façon habile de la salle de plénière et n’y est plus retourné jusqu’au moment où nous mettions le journal sous presse. Toutes les tentatives de ses collègues pour le localiser ou tout au moins pour le joindre sur ses portables sont restées vaines. Cependant, les autres membres de la Cps/Lépi estiment que la fuite n’arrange en rien la situation du Superviseur général car ce n’est que partie remise et que tôt ou tard, il devra se plier devant ce vote de défiance. Il ressort de l’avis des membres de la Cps/Lépi présents hier dans la salle de plénière que l’honorable Epiphane Quenum a réussi, en peu de temps, à faire l’unanimité contre sa personne. Pire il est lâché même par ses alliés de la majorité présidentielle de telle sorte qu’au retour des absents, on risque d’enregistrer 14 signatures pour le vote de défiance. De même, plusieurs griefs sont retenus contre le député de la Renaissance du Bénin. Il s’agit de la convocation des plénières sans donner l’ordre du jour à ses collègues, de son unilatéralisme, de sa gestion solitaire et de son immixtion dans le fonctionnement de la Miréna. Le moins qu’on puisse dire est que les jours de Epiphane Quenum à la tête de la Cps/Lépi sont comptés et le règlement intérieur de l’institution, auquel il avait sauté le verrou sur les modalités de destitution, ne pourra plus le sauver. En effet, ce verrou a été remis à la faveur de la destitution du président de la Miréna, le professeur Adam Sikirou. Les prochains jours s’annoncent donc palpitants à la Cps/Lépi. Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les onze membres de la Cps/Lépi présents hier à cette plénière, viennent de déposer une lettre de défiance sur la table du superviseur épiphane Quenum. A moins d’un miracle divin, la destitution de Epiphane Quenum n’est plus qu’une question d’heures et non de jours.
Aziz KOTO CHABI
Quotidien : Aube Nouvelle
|