Vote de défiance, hier nuit, à la Cps/Lépi : La destitution de Quenum enfin effective
Aube Nouvelle
C’est par 13 voix les membres de la Commission politique de supervision de la Lépi (Cps/Lepi) ont destitué, dans la nuit d’hier, le superviseur général de l’institution, Epiphane Quenum. Après une séance de plus de cinq heures qui a réuni tous les acteurs de la Lépi au Palais de la Marina, sous la présidence du Chef de l’Etat, de nouvelles résolutions ont été prises pour remettre la Cps sur les rails. Après cette séance, les membres de la Cps se sont retrouvés au siège de l’Institution pour une plénière sous la direction du superviseur général, Epiphane Quenum. Mais c’était sans compter avec la colère de ses collègues qui avaient décidé d’un vote de défiance à la dernière séance. Alors que le superviseur général était absent de la salle de la plénière, ses collègues ont procédé à sa destitution qui lui a été notifiée à son retour dans la salle. Ce dernier ayant consommé sa destitution est resté dans la salle pour l’élection d’un nouveau superviseur général pour conduire la barque de la Lépi. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucune information n’a encore circulé sur le successeur de Quenum à la tête de la Cps/Lépi. Le projet de destitution du superviseur général a été suscité lors de la plénière du 03 mars dernier. Ayant flairé le coup qui se tramait contre lui, l’honorable Epiphane Quenum s’est retiré de façon habile de la salle de plénière et n’y est plus retourné. Toutes les tentatives de ses collègues pour le localiser ou tout au moins pour le joindre sur ses portables sont restées vaines. Cependant, les autres membres de la Cps/Lépi ont estimé que la fuite n’arrangeait en rien la situation du Superviseur général car ce n’est que partie remise et que tôt ou tard, il devra se plier devant ce vote de défiance. Plusieurs griefs sont retenus contre lui. Il s’agit de la convocation des plénières sans donner l’ordre du jour à ses collègues, de son unilatéralisme, de sa gestion solitaire et de son immixtion dans le fonctionnement de la Miréna. Les onze membres de la Cps/Lépi présents à la plénière du 03 mars dernier avaient déposé une lettre de défiance sur la table du superviseur épiphane Quenum. La destitution d’hier n’est que le couronnement de l’action entamée le 03 mars dernier contre le superviseur général de la Cps/Lépi.
Par : Barnabé HOUNKANRIN
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