Onze membres de l’organe lui ont accordé leur suffrage contre deux qui se sont abs tenus. Il a ainsi récupèré ce qui lui avait échappé, Epiphane Quenum s’étant présenté contre lui et contre toute attente et avait obtenu le soutien de la mouvance présidentielle. Arafari Bako était le candidat de l’opposition. Sociologue de formation et enseignant à l’université d’Abomey -Calavi , Bako est porte parole du G13.
I l avait une position que beaucoup jugent modéré et capable, semble-t-il, de fédérer et de mobiliser les énergies. Les soupçons de rapprochement du pouvoir depuis un moment n’a pas empêché les membres de l’organe de lui accorder majoritairement leur suffrage.
O n peut dire qu’une période de la Cps vient d’être franchie. Le superviseur Epiphane Quenum apparaissait en effet, comme le principal fusible à sauter. Mais la grande équation qu’il y avait à résoudre est comment parvenir à lui trouver un remplaçant qui fasse l’unanimité et qui rassure les partenaires. C’est le défi à relever et l’on comprend pourquoi l’on ne s’empressait pas pour procéder à l’opération qui se révèle très délicate. L’avenir du processus en dépend pour une large part. Dans les dernières heures, bon nombre d’observateurs avaient cité des personnalités censées être neutres au sein de l’organe.
Mais rapidement on leur a collé des étiquettes. La représentante de l’ordre des avocat s du Bénin est taxée par une partie de l’opposition de militante Fcbe, celui de l’association des magistrats est perçu comme proche du pouvoir étant donné qu’il est un magistrat relevant du parquet, une institution hiérarchiquement placée sous l’autorité du Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
De même, le représentant de la société civile au sein de l’organe est jugé partisan par ce qu’il aurait été désigné au terme d’un processus parrainé par le gouvernement. Le dossier est pendant devant la Cour constitutionnelle.
Dans ces conditions, il ne reste pratiquement que les politiques, donc des personnalités politiquement engagées. C’est ce qui explique sans doute le choix porté sur Arifari Bako, membre du G 13. Arafari Bako est désigné après une rencontre importante d’évaluation tenue mardi dernier avec les principaux protagonistes et qui a permis de recenser les dysfonctionnements du processus. Il sait donc en principe à quoi s’en tenir. Mais c’est à l’oeuvre qu’il sera jugé.
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