Les commentaires des premières heures dès son accession à la tête de la Cps/ Lépi ont été très acerbes et provocateurs. Le contexte socio-politique qui avait obligé la Présidente de la Renaissance du Bénin à collaborer avec le pouvoir du Président Boni Yayi dans le cadre du budget 2009 et les prises de position du porte-parole de la Renaissance du Bénin accusé d’avoir des accointances avec le gouvernement ont amené certains analystes à voir en Epiphane Quenum un espion bon teint du pouvoir Yayi.
On a tôt fait de l’accuser de tout car on soupçonnait son entrée au gouvernement. Ainsi dès son élection à la tête de la Cps/Lépi, nombreux étaient ceux qui estimaient que la main du pouvoir était derrière ce choix pour des objectifs non avoués.
On a estimé qu’il roulait carrosse pour le pouvoir en place dans le cadre de la réalisation de la Lépi. On l’a même accusé à tort ou à raison de missionnaire du gouvernement pour la réalisation d’une Lépi tronqué en faveur du gouvernement. Mais le cours des événements l’amène aujourd’hui à jeter le tablier. Les dernières informations révèlent qu’il sera remplacé par un membre de l’opposition déjà connu. A l’étape actuelle peut-on encore dire que l’homme connu pour son sens de l’engagement et d’impartialité a-t-il effectivement roulé pour le pouvoir du Président Boni Yayi dans cette affaire de réalisation de la Lépi ?
De tout ce qu’on lui reproche et qui serait à la base de son départ, qu’a-t-il pu faire en faveur du pouvoir en place pour tronquer les résultats de cette Lépi ? Tout porte à croire que ce sont des tractations purement politiques qui ont conduit à cette situation. On ne saurait dire avec précision si c’est une prise de position en faveur du régime en place qui aurait poussé les membres de la Cps/Lépi à provoquer la démission de Epiphane Quenum.
Une démission provoquée ou pas, le porte-parole de la Renaissance du Bénin vient de se sauver d’une situation qu’on a voulu compliquer par des considérations politiques. Son départ devrait être perçu par ceux de ses camarades politiques de l’opposition qui ont toujours lu en ces prises de position l’attitude d’un espion du régime Yayi qui était en mission afin de tripatouiller les listes électorales à concevoir. C’est donc un réel affront pour cette opposition qui devra se raviser pour mieux cerner les contours du choix de Epiphane Quenum comme Président de la Cps:Lépi.
On se demande d’ailleurs ce qu’il adviendra du prochain Président. Va-t-on encore le taxer d’opposant ou de mouvancier pour des fins politiques ? Ce qui est sûr d’autres commentaires favorables ou défavorables suivront son choix. Ce qui est essentiel dans cette affaire est la réalisation de la liste électorale permanente informatisée dans un climat de confiance en vue de l’organisation d’une élection présidentielle pacifique en 2011.
Par : Cécil Ahouélété ADJEVI
Quotidien : Option Infos