Après son élection à la tète de la Cps-Lépi : Les défis qui attendent Bako Arifari
Depuis le mercredi dernier, Nassirou Bako-Arifari est le successeur d’Epiphane Quenum au poste de Superviseur général de la Commission politique chargée de contrôler la mise en œuvre du processus devant conduire à l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée(Lépi). Bako-Arifari prend fonction à un moment où la pression est de plus en plus grande au sein des différents camps politiques. Mais, grâce à ses capacités intellectuelles et managériales reconnues de tous, il est capable de conduire à bon port le processus d’établissement de la Lépi.
C’est par 11 voix pour, 00 contre et 02 abstentions que Nassirou Bako-Arifari, coordonnateur national du G13 et député à l’Assemblée nationale, a été désigné pour conduire les destinées de la Commission politique de supervision (Cps-Lépi) après la destitution de son collègue Epiphane Quenum. C’était le mercredi 10 mars dernier. Considéré à la fois comme étant proche de la mouvance et de l’opposition, Bako-Arifari , au-delà de l’euphorie, n’a pas droit à l’erreur et ses propositions sont vivement attendues pour relancer le processus qui est dans l’impasse. C’est dire donc que son élection doit être considérée comme un espoir pour tous les acteurs impliqués dans ce processus. En effet, le rapport d’évaluation de la Cps-Lépi et de la Mirena présenté à l’ensemble des acteurs, a permis de noter de graves dysfonctionnements et des conflits d’attribution entre ces deux structures. A cela, il faut ajouter des problèmes de management des ressources humaines et la gestion solitaire de son prédécesseur Epiphane Quenum. Ne doutant donc pas de ses capacités intellectuelles et de son sens de discernement, Bako-Arifari saura mettre en place des stratégies qui lui permettront de relancer le processus au grand bonheur de tous les acteurs. Par rapport à tout cela, il est important qu’il fasse preuve de neutralité absolue pour pouvoir ramener la confiance au sein de ses collègues. Sans vouloir pencher pour un cas ou pour un autre, le Superviseur général a tout intérêt à concilier les points de vue de tous les acteurs impliqués dans le processus de réalisation de la Lépi, faute de quoi, tout espoir de sortie de crise est vain. Pour ce faire, le recours à la méthode participative est indispensable et nécessaire et pour qui connaît l’homme et son background, nul doute qu’il saura être à la hauteur de la lourde mission que lui a confiée ses pairs. Par ailleurs, Bako-Arifari doit pouvoir faire preuve d’un engagement réel et d’une détermination sans faille en associant autant que possible ses collègues à la prise de décisions qui engagent la structure politique et technique chargée de réaliser la Lépi. Point n’est besoin de rappeler les nombreux griefs faits à Epiphane Quenum. Son successeur les connaît tellement bien qu’il ne commettra pas l’erreur de retomber dans les mêmes travers. Le défi majeur et le plus important qui attend Bako-Arifari , est de pouvoir redonner confiance à tous les acteurs surtout à l’Union fait la Nation(Un) qui n’a jamais cessé de mettre en doute l’impartialité de Quenum. En attendant, il peut déjà compter sur le groupe de travail mis en place à l’issue de la séance d’évaluation du mardi dernier et qui fera à coup sûr des propositions consensuelles qui permettront au processus de se remettre sur les rails. En tout cas, Issa Salifou, patron du G13, fier de l’élection de son poulain à la tète de la Cps-Lépi, a laissé entendre qu’il fera en sorte de ne décevoir aucun camp politique. On dit souvent que c’est à l’œuvre qu’on reconnaît l’artisan. Attendons donc de voir de quoi sera capable Bako-Arifari qui est quand même une tête bien faite.
Edgar GNIMAVO
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