Vainqueur logique d’une décevante Allemagne (1-0), l’Espagne n’est plus qu’à une marche d’un premier sacre mondial. La Roja a désormais rendez-vous avec les Pays-Bas pour une finale inédite.
L’Espagne est en fête ! Un ton au dessus par rapport à une Allemagne bien loin de ses prouesses contre l’Angleterre et l’Argentine, la sélection hispanique a gagné le droit de disputer sa première finale de Coupe du Monde. Une opportunité permise grâce à un troisième succès consécutif sur la plus petite des marges (1-0). Se craignant l’une et l’autre, les deux sélections effectuaient une entame de rencontre d’une prudence extrême. Ni l’Espagne ni l’Allemagne ne cherchaient à prendre le moindre risque, au point de permettre à l’arbitre d’attendre jusqu’à la 27e minute de la rencontre pour siffler la première faute du match. Entre-temps, la Roja s’était bien montrée légèrement plus entreprenante mais Neuer était resté vigilant devant Villa (7e). La Mannschaft était à des années lumières de son jeu explosif des tours précédents et attendait une frappe lointaine de Trochowski, détournée par Casillas, pour rentrer vraiment dans sa demi-finale (27e). Dès lors, les débats s’équilibraient et se déroulaient sans faits majeurs jusqu’à la pause. La Roja passait à la vitesse supérieure en seconde période en prenant sa chance de loin, à défaut d’approcher la cage de Neuer. Xabi Alonso (48e, 50e) et Pedro (59e) symbolisaient la domination ibérique mais manquaient de précision sur leurs tentatives. L’Allemagne reculait dangereusement et ne parvenait plus à franchir la ligne médiane... Mais la sélection de Löw n’était pas pour autant éteinte comme l’illustrait l’énorme occasion de Kroos, parfaitement sortie par Casillas (69e). Le hold-up évité, l’Espagne remettait le bleu de chauffe et voyait enfin ses efforts récompensés. Sur un corner de Xavi, Puyol s’élevait quelques centimètres plus haut que tout le monde pour placer une tête victorieuse (0-1, 73e). Une ouverture du score qui entrouvrait les portes de la finale à la Roja qui aurait cependant pu s’éviter une fin de match crispante si Villa (79e) et Pedro (82e) s’étaient montrés plus lucides en contres. Mais ces deux balles de break manquées n’avaient pas de conséquences. En effet, l’Allemagne, malgré toute sa volonté, ne parvenait pas à surpasser l’impériale défense espagnole. Après l’Euro 2008, l’Espagne est en passe de s’affirmer définitivement comme la meilleure équipe du monde. Il n’y a désormais plus que les Pays-Bas pour empêcher la sélection de Vicente Del Bosque de décrocher son premier sacre mondial.
Le champion sera inédit
A l’issue de la Coupe du Monde 2010, il y aura une 8e équipe championne du monde. Après la France, l’Uruguay, le Brésil, l’Argentine, l’Allemagne, l’Italie et l’Angleterre, ce sera soit les Pays-Bas, soit l’Espagne, les deux équipes s’affrontant pour le titre suprême dimanche en finale. Ce sera donc une finale inédite. L’Espagne tentera du reste de réaliser le doublé après l’Euro 2008. Flavien Chailleux (Coll)